Rotocultage : entre bon sens et non-sens

Le rotocultage : entre bon sens et non-sens

Avantages et inconvénients

Edito : Vous avez la possibilité de disposer d’un terrain pour y faire pousser vos légumes et fruits favoris pendant environ 180 jours (soit environ 260 000 minutes) durant la saison. Il serait dommage qu’un rotocultage de votre parcelle de 15 minutes viennent tout perturber ! Pourquoi ne pas utiliser ces 15 minutes là pour prendre connaissance des avantages et inconvénients du rotocultage afin de choisir ce qui vous conviendra le mieux. Dans la mesure où « une image vaut mille mots », voici un condensé de l’article illustré dans ce document : Travail du sol en photos

La pratique du rotocultage dans les jardins communautaires de Saint-Hyacinthe est une pratique quasiment historique. Les temps changent et les pratiques agricoles également. Nous vous invitons ici à vous poser la question : « Pourquoi est-ce que le travail du sol par un rotocultage profond des parcelles est systématiquement effectué en début de saison ? » Et d’aller plus loin que la réponse : « Ca a toujours été fait comme ça » ou bien « Je ne sais pas, on ne m’a jamais demandé mon avis ».

Afin d’être capable de cerner les enjeux de cette pratique dans leur globalité et de donner un fil conducteur à cette communication, nous allons nous inspirer des trois piliers du concept de développement durable (économique, sociale et écologique) et de l’appliquer au travail du sol par rotocultage.

D’un point de vue économique, le rotocultage/labour représente la plus grande dépense budgétaire de l’association. En ayant une surface moins grande de travail, nous aurions la possibilité de solliciter des bénévoles (dont certains se sont déjà prononcés) afin d’effectuer ce travail ou bien de faire appel à des petits acteurs locaux. En réduisant le nombre de surface à rotoculter, il serait possible d’investir une partie de cet argent dans d’autres postes de dépenses (achats d’outils et accessoires pour le collectif, organisation d’événements communautaires, etc.). De plus, l’arrêt du rotocultage peut également avoir un impact économique pour les membres directement, en réduisant la quantité d’amendement à apporter tous les ans. Nous développerons cette partie un peu plus dans le volet écologique de cette communication.

Concernant l’aspect social de ce changement, il s’inscrit dans l’échange de service et la création de lien entre les différents membres des jardins. Comme par exemple, deux personnes voisines (ou plus éloignées), l’une ayant effectuée un travail du sol et l’autre non pourront échanger quant aux avantages et inconvénients de leur pratique respective. Par ailleurs, une personne n’ayant pas fait travailler son sol, peut être amener à demander de l’aide à d’autres membres afin d’effectuer certaines tâches qu’elle n’aurait pas eu à faire si le sol avait été travaillé. Tout ceci permettrait de créer et/ou de recréer du lien social et de la communication entre les membres des jardins.

Dans le cas du rotocultage, l’un des trois piliers de notre cheminement qui sera le plus remis en question est celui de l’impact écologique de cette pratique. En effet, tout d’abord il faut apprendre à reconsidérer le sol comme un organisme vivant et non pas comme un support inerte qui permet de faire pousser des aliments pour la consommation humaine et animale. Afin de ne pas surcharger le propos mais d’introduire quelques notions sur la vie du sol, il faut prendre conscience que les premiers jardiniers de nos parcelles, ceux qui travaillent même quand nous ne sommes pas là, ce sont les organismes qui peuplent le sol. Les plus connus et facilement observables sont les vers de terre, mais il faut aussi citer les insectes de différentes espèces, les bactéries et les champignons. Toute cette vie dans le sol est nécessaire afin de constituer un sol vivant qui va être en mesure de supporter les cultures que l’homme va vouloir y implanter, et bien plus. Cependant, comme n’importe quel organisme vivant, un sol en santé est un sol dont les équilibres entre ses différents composants sont respectés. Certains organismes du sol ont besoin d’oxygène pour vivre tandis que d’autre s’en passent, certains vivent en surface et d’autres plus en profondeur, certains se déplacent en creusant des galeries horizontales et d’autres des galeries verticales (cas des vers de terre par exemple). Vous comprendrez donc que chacun est à sa place et qu’une inversion des conditions de vie de ces organismes entraine de profonds bouleversements de l’équilibre. Le rotocultage, comme il est actuellement pratiqué dans les jardins, entraine une déstructuration complète de l’équilibre et de la vie du sol (retournement de la terre et destruction des micro-réseaux sous terrains). A titre de comparaison, c’est comme si l’on mettait un poisson sur le sol et un humain la tête dans l’eau !

Le rotocultage a l’avantage d’offrir un terrain vierge de toutes plantes adventices en début de saison et qui est quasiment prêt à être semé. Le sol se travaille très facilement étant donné qu’il est extrêmement friable. L’inconvénient est que les adventices sont capables de se reproduire par leurs racines et que l’action du rotocultage entraine une découpe de ces racines, engendrant ainsi une multitude de nouveaux plants qui se développeront au cours de la saison, à moins d’un travail de patience visant à les retirer continuellement. De plus, tous les efforts de la saison précédente (apport de matière organique, création de butte de culture, etc.) se retrouvent anéantis et sont à refaire. En plus de désorganiser le sol, le rotocultage désorganise les parcelles potagères et elles sont donc à remesurer tous les ans. Ceci engendre un travail considérable pour les bénévoles et responsable de jardin. Avec un rotocultage localisé pour les personnes qui le souhaitent, les parcelles ne seraient pas à remesurer et ainsi, les membres des jardins pourraient gagner quelques jours sur la saison.

Quid de l’importance de l’équilibre du sol et du non rotocultage pour les jardiniers ? Les avantages d’un sol vivant sont nombreux et tous les détailler seraient trop long, en voici cependant quelques-uns :

  • Gestion de l’eau: l’eau circule mieux vers les racines, en cas de pluie le sol a une meilleure capacité d’absorption, le sol agit comme une éponge et peut ainsi redistribuer l’eau progressivement donc moins d’arrosage à effectuer, le sol reste souple, etc. Tout ceci repose essentiellement sur la présence des galeries que vont faire les vers de terre.
  • Gestion de la matière organique: en digérant la matière organique, les organismes du sol l’enrichissent et permettent d’apporter de nombreux éléments nutritifs aux plantes pour leur croissance. Notamment les fameux composé N.P.K que l’on trouve dans les engrais, donc plus besoin d’en ajouter régulièrement, le sol se fertilise par lui-même.
  • Gestion des nuisibles: plus un sol est vivant, plus il sera résilient et capable de se défendre en cas d’attaque par des nuisibles : insectes, maladie cryptogamique et bactériennes, etc. Donc une meilleure capacité des plants à résister aux agressions.
  • Ecologie: le sol est à la fois un garde-manger pour les plantes mais aussi pour les animaux qui viennent manger les insectes qui y vivent et qui peuvent également manger des insectes ravageurs présents sur les plants de légumes (exemple : larve de doryphore mangés par les oiseaux).
  • Gestion des sols: premièrement, un caillou peut difficilement se déplacer contrairement à la terre. Partant de ce constat, ce ne sont pas les cailloux qui remontent mais la terre qui s’en va. Afin d’éviter que la terre ne s’échappe, il faut que le sol soit retenu et renouvelé. La retenue du sol passe par sa capacité à ne pas être lessivé par les pluies (exemple : couverture du sol, végétaux pouvant faire des racines profondes qui maintiennent le sol, etc.) et son renouvellement passe par la capacité des vers de terre à générer de la terre par leurs excréments (apportant également des nutriments). Donc au final, un sol sans roche et souple à travailler à la main.

Nous sommes conscients que pour certaines personnes, disposer d’un sol rotoculté en début de saison représente un avantage considérable pour plusieurs raisons :

  • La condition physique liée à l’âge ou bien à des problèmes de santé
  • Le manque de temps pour travailler de façon superficielle le sol
  • La volonté d’avoir un terrain vierge pour débuter ou redébuter une année de jardinage

De plus, nous ne vous garantissons pas des récoltes miraculeuses dès l’instant où vous ne travaillez plus votre sol ! Cet arrêt du rotocultage, entraine également un léger changement de pratique de jardinage qui vise à maximiser la vie du sol et faire en sorte que nous travaillons avec les organismes du sol et non pas contre eux. Nous aurons l’occasion de revenir à un autre moment sur ce point tout aussi passionnant.

Pour de plus amples renseignements sur la vie du sol et la pratique d’un jardinage écologique, nous vous invitons à aller consulter ces quelques liens, la page facebook ainsi que le nouveau site web de l’association :

Nous espérons que cette communication vous aura informée et qu’ainsi vous serez en mesure de faire un choix qui satisfasse à la fois vos convictions et votre façon de jardiner.

David vs goliath

 

Des oignons en bonne compagnie

Un bon voisinage est important pour les plantes potagères, ces dernières pouvant s’influencer pour leur croissance, avoir des effets répulsifs pour les parasites de leurs compagnes ou encore optimiser leur résistance face aux maladies. De plus, mélanger les plantes évite que les maladies ou les ravageurs ne se propagent. Les bonnes compagnes pour l’oignon : La carotte éloigne la mouche de l’oignon. celui-ci lui rend la pareille en éloignant la mouche de la carotte. La tomate et autres légumes fruits : les poivrons et piments, les cornichons et les concombres, les melons et pastèques, les courges et courgettes, La betterave, radis et navets, Le céleri, les blettes, Les laitues, épinards, Les fraises, L’amaranthe, L’ail. Par contre il faut éviter de placer les oignons à côté des brocolis, des choux, des pommes de terre, de la sauge, des haricots et autres fabacées qui apportent de l’azote au sol, provoquant un excès nuisible pour le bulbe des oignons. Les aubergines, les asperges, les haricots, petits pois, eux, n’apprécient pas la proximité des oignons.

JARDIN – Certains légumes se protègent mutuellement, d’autres ne se supportent pas. Pour s’y retrouver, des internautes jardiniers partagent leurs connaissances dans ce tableau.

Certains légumes, lorsqu’ils sont plantés les uns à côté des autres, se rendent service : ils éloignent les insectes qui leur sont respectivement nuisibles et diminuent le risque de maladies. À l’inverse, d’autres légumes ne se supportent pas et entravent leur développement mutuel.

Connaître les bonnes associations de légumes est un vrai plus pour un potager naturel, et pourquoi pas, un premier pas vers la permaculture, qui prend soin des ressources du jardin.

En la matière, rien de tel que le savoir des experts, ceux qui mettent les mains dans la terre : les jardiniers eux-mêmes ! Des internautes jardiniers ont ainsi créé un tableau pour retrouver facilement les légumes à associer ou éloigner.

Le grand tableau des associations de légumes pour un potager bio

On apprend ainsi que la carotte et l’oignon font bon ménage, quand la tomate et le concombre ne doivent pas être plantés côte à côte.

Savez-vous si vos légumes s’entendent bien ensemble ?

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On entend souvent dire “le poireau préfère les fraises” ou bien “la carotte et l’oignon se protègent de leur mouche”. C’est ce qu’on appelle les associations de légumes.

Il existe beaucoup d’associations connues et ce n’est pas facile de s’y retrouver dans des listes qui peuvent être longues de plusieurs pages.

Quelles sont les meilleures associations ? Quelles sont celles qu’il faut éviter absolument ?

Dans cet article, je vais vous montrer de façon simple et claire comment faire pour que vous puissiez bien appliquer les associations au potager.

C’est le 2ème article de la série sur l’organisation de l’espace au potager. Le 1er article vous montrait comment placer les légumes sur le plan du potager.

En tenant compte des associations, vous réglez les 3 problèmes suivants :

  1. Les insectes nuisibles pour un légume A sont repoussés par les odeurs (des tiges ou des racines) d’un légume B.

Par exemple, la présence d’oignons éloigne la mouche de la carotte et en plus, cette dernière éloigne aussi la mouche de l’oignon !

  • Les risques de maladies d’un légume sont assez diminués.

Par exemple, l’ail planté au milieu des fraisiers empêche la pourriture grise de s’installer.

  • La concurrence de certains légumes entre eux est évitée.

Par exemple, les petits pois et les poireaux ne se supportent pas. Alors que courge, maïs et haricot grimpant s’entraident pour grandir en harmonie.

Les associations qu’il faut éviter absolument

Toutes les conditions vous semblent remplies pour qu’un légume se développe et pourtant il pousse mal ? C’est peut-être parce qu’il ne supporte pas un autre légume qui pousse à côté de lui.

Voici la liste des légumes qui se détestent vraiment :

  • Toute la famille des poisharicots et fèves ne supporte pas la famille des oignonséchalotesail et poireaux.
  • Les tomates et les courgettes n’aiment pas les concombres.
  • Les épinards produisent une substance qui gêne les betteraves et les bettes.
  • Les salades ne supportent pas le persil ni le céleri.
  • Et pour finir, voici des légumes qui ne s’aiment pas eux-mêmes !
    • Pas de haricots nains à côté des haricots à rames.
    • Eloigner les différentes variétés de choux.
    • Eviter d’accoler plusieurs rangs de carottes (ou de trop les serrer sur le rang).

Les associations les plus bénéfiques

Parmi toutes les possibilités, j’ai retenu pour vous les meilleures associations, celles qui produisent un effet visible sur la production des légumes :

  • Par son odeur, le céleri ou la tomate protègent le chou de la piéride, un papillon blanc ;
  • en retour, le chou protège le céleri de la rouille, par son système racinaire.
  • L’oignon (ou l’échalote, l’ail, le poireau) repousse la mouche de la carotte ;
  • de même, la carotte repousse la mouche de l’oignon (ou l’échalote, l’ail, le poireau).
  • La laitue évite que les radisnavets et choux-raves aient leurs feuilles trouées par les altises.
  • L’oeillet d’inde et le basilic chassent les nématodes des tomates.
  • Le cerfeuil repousse les limaces qui mangent les salades.
  • Les pucerons des haricots sont éloignés par la sarriette.
  • L’ail évite aux fraisiers de pourrir.

Et en pratique, comment fait-on ?

Les légumes qui ne sont pas copains doivent être tenus à une distance d’au moins 1 m 50.

Les légumes qui ont de bonnes affinités peuvent être cultivés :Les tomates sont protégées des ravageurs grâce aux oeillets d’inde

  • Sur des lignes ou des carrés accolés : par exemple, une ligne de carottes et une ligne d’oignons, ou bien une ligne de laitues et une ligne de radis.
  • Sur le même rang en alternance : un choux, un céleri, etc… ou bien une salade, un plant de cerfeuil…
  • Plantés devant/derrière : par exemple, un pied de basilic devant chaque pied de tomate.

En conclusion

En mélangeant les variétés de légumes qui sont compatibles, nous imitons la nature et donnons à chaque plante les meilleures conditions pour bien pousser, et sans utiliser aucun produit chimique !

En plus, tout cela se crée dans une harmonie de couleurs et de parfums vivants.

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